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 La saison 3 de la série carcérale Prison Break est annoncé le 3 décembre prochain ! Par ailleurs, la saison 6 de Oz est prévue en DVD le 18/09 !

-Plan-
 

Le Syndicat du Crime

Le Syndicat du Crime

Réalisateur : John Woo
Avec Chow Yun-Fat, Ti Leung, Leslie Cheung
Pays : Hong Kong, Genre : Espionnage
Durée : 90, Année de production : 1986
Editeur : HK Video / Metropolitan, Version : Française, Edition : Collector
Synopsis :
Sung Tse Ho et Mark Gor deux seigneurs de la mafia à Hong Kong, coulent des jours heureux sous les ordres d'un parrain vieillissant. Tout irait pour le mieux si Ho n'avait un frère cadet qui a choisi de faire carrière dans la police.

 

Langues

Cantonnais, Français

Dolby Digital

Stéréo Mono 1.0

DTS

-

Sous-titres

Français

Test :

Film :

Premier opus d'une saga qui est devenue culte entre-temps et premier polar de la carrière de John Woo, Le Syndicat du Crime a de quoi séduire par son aprroche sentimentale mélangée à sa violence ultra-stylisée. Dans ce film policier, nous suivont le parcours de Mark et Ho, deux grands amis qui sont également deux seigneurs de la pègre de Hong Kong dont le frère du dernier, policier arriviste, ignore les activités de celui-ci.

Pour son incursion dans le polar, Woo signe une histoire qui s'inscrit dans la pure lignée des buddy movies et des films de sabre, en remplaçant ceux-ci par des armes à feu et en modernisant ses personnages. Il crée un tout nouveau genre de film policier à la dramaturgie très poussée, avouant son inspiration de Melville et de Sam Peckinpah, mais il donne surtout un nouvel élan à un genre dont les figures habituelles étaient usées jusqu'à la corde.
Mais ce n'est pas tout. En plus d'une totale refonte du genre, le film de Woo multiplie des scènes d'anthologie, laissant une ouverture pour The Killer et, un peu plus tard, A Toute Epreuve, films dans lesquels le cinéaste ira encore plus loin, ce qui fera de lui le Maître absolu du genre.
En guise d'introduction au film, Woo nous présente ses deux héros à la réussite sociale indéniable et au professionnalisme sans faille. Pourtant, la scène de veangeance du Pavillon des Erables n'est qu'un témoignage poignant de la grandeur de Mark, suivi de sa décadence malheureuse. Il en sera de même pour Ho, arrêté par la police suite à une transaction qui mal tourné pour ensuite partir à la quête de rédemption, bien impossible tant l'organisation mafieuse compte bien le récupérer et refaire de lui un assassin impitoyable.

C'est sur ces deux séquences que John Woo impose son style maintes fois copié, mais jamais égalé. Pour la première fois de l'histoire du cinéma d'action toutes nationalités confondues, le héros se bat avec deux revolvers en même temps, ne laissant aucune chance à ses adversaires de se mesurer à lui, faisant croire au spectateur qu'il est invincible, or sa vulnérabilité lui explosera à la figure quelques instants plus tard, provoquant chez Mark une sorte de première mort, le condamnant à une vie presque misérable. La violence est stylisée à outrance : fusillades filmées au ralenti tel un ballet de danse, giclées de sang conséquentes qui témoignent de la douleur de l'impact, accrobaties superbement chorégraphiées, etc. Même si il n'y a aucun temps mort, ce sont les thèmes du fratricide, de la vengeance et du conflit moral qui font du Syndicat du Crime premier du nom un modèle du genre, surtout grâce à ses acteurs touchants, froids, sensibles et sobres.

Image :

Dès les premières minutes, il y a de quoi craindre le pire. En effet, nous nous trouvons ici face à un master international, ce qui signifie que le générique du début est unilingue (en Anglais) et non bilingue, la police d'écriture du titre du film donne l'impression d'être face à un slasher de seconde zone et, pire encore, les noms sont légèrement coupés, ce qui signifique que HK Video offre une copie recadrée et ce, pendant tout le film ! N'oublions pas non plus que la conservation d'anciens films n'est pas une priorité en Asie et cela se voit, surtout lors des scènes nocturnes ou des plans sombres qui témoignent d'un manque de piqué flagrant à cause d'un voile trop visible et d'un grain persistant. Par contre, un véritable effort de restauration est à noter lors des scènes de jour, proposant une définition ciselée et une colorimétrie fort agréable. Malheureusement, il ne s'agit pas de la meilleure copie du film à ce jour en raison des points négatifs cités plus haut et c'est bien la première fois que l'éditeur nous déçoit autant.

Son :

Les puristes vont être ravis de voir que l'éditeur a tenu à conserver la piste Stéréo d'origine pour la VO plutôt qu'un enième bidouillage 5.1 inutile qui trahirait l'ensemble de la section sonore. Celle-ci se révèle fort efficace et remasterisée vigoureusement, tant sa dynamique d'ensemble est surprenante. Les balles fusent et ses effets sonores ne font pas du tout leur âge; pareil pour la musique qui n'est pas étoufée tant elle bien mise en retrait. Malheureusement, on passe du Cantonnais au Mandarin lors des cinq dernières minutes (le générique de fin est purement et simplement coupé !), ce qui ne permet pas de dire que HK Video a fait son travail à la perfection.

Test rédigé par Laurent T.