
Le Syndicat du Crime 3
Réalisateur : Tsui Hark
Avec Chow Yun-Fat, Anita Mui, Tony Leung Fa-Kai
Pays : Hong Kong, Genre : Action
Durée : 113, Année de production : 1989
Editeur : HK Video / Metropolitan, Version : Française, Edition : Collector
Date de sortie : 06/05/2008
Synopsis :
Entre le Vietnam et Hong-Kong, c'est la guerre. La seule façon de s'en sortir est de devenir un traficant. Mark cheung, jeune habitant hongkongais venu à Saïgon chercher son cousin Mun et son oncle s'en rend compte trop tard, et cherche à s'en sortir en s'unissant à Chow Kit, une trafficante. Malheureusement, tout tourne mal...
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Langues
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Cantonnais, Français
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Sous-titres
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Français
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Test :
Film :

Ce troisième et dernier épisode de la saga initiée par John Woo inaugure l'incursion de Tsui Hark en tant que réalisateur dans cette trilogie.
S'inspirant du scénario d'Une Balle Dans la Tête sans l'autorisation de Woo et que ce dernier réalisera un an plus tard, Le Syndicat du Crime 3 n'est qu'un préquel se déroulant en 1974 pendant la guerre civile qui opposa le Vietnam et Honk Kong et se focalisant sur le personnage emblématique de Mark, cassant les lignes thématiques des deux premiers volets, ce qui permet à Tsui Hark d'imposer son style tout en restant fidèle à l'univers crée par Woo.
Porté sur le sentimentalisme, l'humour et la féminité contrairement aux opus wooiens, le film de Tsui Hark se révèle très bon même si l'on peut lui reprocher plusieurs choses. Tout d'abord, on peut regretter que le passé de Mark ne soit pas suffisement creusé, on le présente juste comme un type ordinaire venu chercher son vieil oncle et sauver son cousin emprisonné. Ensuite, le contexte politique est beaucoup trop présent, celui-ci est doublé d'une teinte d'héroïsme parfois dérangeant, dans lequel la vulnérabilité des héros est mise de côté pour faire place à une sorte de héros invincibles et que rien n'arrête.
Cependant, il faut avouer que les grandes qualités du Syndicat du Crime 3 se trouvent dans la mise en scène. Avec des plans larges sur les armes, plus courts sur les visages des personnages (certains close-ups sont exagérés à outrance) mais surtout plus de scènes de jour. Ensuite, Hark n'a pas trahi le style de John Woo en ce qui concerne les fusillades. Même si l'hémoglobine est laissée de côté, les ralentis sont toujours aussi beaux, témoignant d'une stylisation magnifique, offrant des gunfights encore plus belles que celles du second opus.
En gros, le film est visuellement bien construit, donnant naissance à de nombreux plans sublimes.
Même si ce préquel constitue au final une fausse trilogie, force est de constater que son style différent et nouveau est plus que séduisant, ne trahissant jamais l'esprit des films de John Woo, grâce à son superbe triangle amoureux et un côté tragique fort appuyé.
Image :

Tout ce que l'on peut dire, c'est que HK Video n'a pas fait son travail à moitié et offre aux fans une superbe copie de ce troisième épisode. L'image est encore un cran au-dessus de celle des opus précédents même si la colorimétrie, superbement gerée, a de quoi susciter une polémique chez ceux qui ont l'occasion de voir le film en salles en raison de ces tons ultra-saturés notamment lors des scènes de nuit, durant lesquelles les tons rouges et bleus sont d'une vivacité parfois trop agressifs. Lors des scènes diurnes, en revanche, la photographie chatoyante fait son effet grâce à un piqué saisissant, une compression presque invisible (un léger grain est à noter) et des contrastes parfaits. Du très bon travail !
Son :

Comme pour les deux premiers opus, l'éditeur a opté pour garder les pistes Mono 1.0 d'origine, tant en Cantonnais qu'en Français. La VO propose un mixage des plus harmonieux, faisant ressortir les voix et la musique avec beaucoup de dynamisme et d'efficacité, mais surtout beaucoup plus de profondeur. Les scènes d'action offrent également des moments sonores grâcieux avec ses effets vrombissants et agressifs. Une très belle remasterisation !
Test rédigé par Laurent T.