Hot Fuzz (Zone 1)
Réalisateur : Edgar Wright
Avec Simon Pegg, Nick Frost, Timothy Dalton
Pays : Royaume-Uni, Genre : Comédie policière
Durée : 120, Année de production : 2007
Editeur : Universal, Version : Américaine, Edition : -
Synopsis :
A Londres, le policier Nicholas Angel est le meilleur de son équipe. Tellement bon qu'il fait passer ses collègues pour de simples gardiens de la paix. Le chef de la brigade décide donc de le "promouvoir" dans le petit village de Sandford, où il ne se passe rien. Aux côtés du policier local Danny Butterman qui rêve de devenir Mel Gibson, Nicholas règle quelques contraventions sans grand intérêt. Une série de crimes étranges va le remettre dans l'action...
Test :
Film :

Trois ans après le cultissime "Shaun of the Dead", le duo Simon Pegg-Nick Frost revient, toujours dirigé par Edgar Wright. Après avoir réeinventé le film de zombies avec un humour proche de la parodie, ils remettent le couvert avec HOT FUZZ, qui part sur les mêmes bases que la comédie cultissime sortie en 2004 mais en s'attaquant au film policier. Il y avait de quoi se poser des questions sur ce film. Alors que "Shaun" contenait un maximum de scènes cultes et inoubliables, on se demandait comment Wright et ses scénaristes allaient se surpasser et surprendre une nouvelle fois le public. Après que les dix premières minutes soient passées, on se demande face à quoi on se retrouve : ça ne démarre pas, c'est plat, longuet, inintéressant et l'absence cruelle de gags se fait fortement ressentir. Il faut attendre le premier meurtre afin que tout débute comme il se doit, et il faut bien avouer que le sentiment de déception s'estompe rapidement.
Wright n'est jamais à court d'idées et décide d'utiliser ses références (ou plutôt influences) du cinéma d'action jusqu'à ce que les cartouches soient vides. La grosse scène finale qui se déroule dans le village est un hommage à quelques grands cinéastes du genre comme John Woo et un clin-d'oeil à des classiques du genre comme Lethal Weapon, Bad Boys 2, Point Break, etc... Comme si la partie action ne suffisait pas, le cinéaste décide d'intégrer un deuxième genre à son film : le slasher. Evidemment, les clichés ne sont pas évités (le tueur porte une grande cape noir, court très vite et sévit de jour comme de nuit) mais le suspense est tellement bien maîtrisé qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier pleinement ces moments de pur plaisir visuel tant on assiste à un joyeux délire.
Rien n'est fait dans la dentelle, c'est parfois très gore mais il est impératif d'en rire, le second degré etant de mise, ce serait bête de croire que nous sommes face à un film sérieux. L'humour peut parfois paraître lourdinge mais certains passages sont à hurler de rire, notemment celui où nos amis flics doivent traduire la justification d'un vieillard qui ne sait pas articuler, on est proche de l'humour des Monty Python. Une scène hilarante et succulente, probablement la meilleure du film.
En bref, un deuxième essai réussi pour l'équipe d'Edgar Wright, malgré un début beaucoup trop lent.
Image :

Présentée dans son format d'origine 2.35:1, la copie d'HOT FUZZ confirme que le DVD n'est pas mort et qu'il a encore de beaux jours devant lui. La compression est quasi invisible, les couleurs sont d'une netteté remarquable et leur vivacité les rend encore plus belle, sans oublier une colorimétrie absolument parfaite. Un grand bravo à l'éditeur pour ce délice visuel.
Son :

Les pistes en Dolby EX se font de plus en plus rares sur le format, et c'est avec plaisir qu'Universal en insère sur ce DVD, elles sont au nombre de trois. Film Britannique oblige, il est fortement conseillé de regarder le film en VO pour ne rien perdre des accents. Et là, chers internautes, la section sonore est ébouriffante à tous les étages, rarement un DVD récent nous a cloué dans notre fauteuil pendant deux heures non stop : les six canaux sont utilisés sans interruption, provoquant un spectacle agressif, ample, dynamique et explosif. Les coups de feu et explosions diverses, divinement bien réparties sur les canaux avant, ne feront pas plaisir à vos voisins, la guerre est déjà déclarée ! La musique de David Arnold et les dialogues sont également spatialisés à merveille, faisant place à un mixage sonore ciselé et parfait.
Test rédigé par Laurent T.